Manhua : origines, genres et pépites à découvrir

Ce qu’il faut retenir : Le manhua, ou bande dessinée chinoise, impose son identité propre avec une lecture de gauche à droite et des planches tout en couleur. Au-delà du style visuel, c’est la porte d’entrée idéale vers des genres cultes comme le Wuxia et le Xianxia. Une industrie puissante qui se réinvente aujourd’hui massivement grâce au format webtoon à défilement vertical.

Vous cherchez désespérément une nouvelle lecture après la fin de votre série préférée ou vous mélangez encore les bandes dessinées asiatiques ? Le manhua, véritable phénomène venu de Chine, débarque pour bousculer vos habitudes avec ses planches tout en couleurs et ses récits épiques de cultivation. Préparez-vous à maîtriser tous les codes de ce genre explosif et à découvrir les chefs-d’œuvre qui feront vibrer votre âme d’otaku dans ce guide ultime.

  1. Manhua : bien plus qu’une simple « BD chinoise »
  2. Manhua vs manga vs manhwa : le guide pour ne plus jamais les confondre
  3. Des fresques anciennes au webtoon : l’odyssée du manhua
  4. Wuxia, xianxia, danmei : explorer les genres phares du manhua

Manhua : bien plus qu’une simple « BD chinoise »

Les bases : origine et étymologie

Le manhua désigne tout simplement la bande dessinée chinoise. Ce terme générique englobe l’ensemble de la production graphique issue de la Grande Chine, incluant la Chine continentale, Hong Kong et bien sûr Taïwan.

D’où ça vient ? Le mot manhua (漫画) tire son origine du mandarin « mànhuà ». Il signifie littéralement « « croquis impromptus » ou « dessins à l’improviste »« , rappelant ses débuts historiques souvent satiriques ou caricaturaux.

Le terme ‘mànhuà’ se traduit littéralement par ‘croquis impromptus’, une expression qui capture l’esprit libre et souvent satirique de ses premières formes artistiques.

Les codes visuels qui ne trompent pas

La différence saute aux yeux : la couleur. Contrairement au manga japonais souvent monochrome, les manhuas sont très souvent publiés intégralement en couleur, ce qui leur confère une identité visuelle forte et vibrante.

Pas besoin de réapprendre à lire. Il se parcourt majoritairement de gauche à droite, comme une BD occidentale classique, ce qui facilite l’accès aux nouveaux lecteurs.

  • Publication majoritairement en couleur, même pour les éditions papier.
  • Un sens de lecture de gauche à droite, aligné sur les standards occidentaux (avec quelques exceptions historiques à Taïwan et Hong Kong).
  • Un style graphique souvent plus réaliste et détaillé.
  • Un format numérique dominant avec un défilement vertical (webtoon).

Manhua vs manga vs manhwa : le guide pour ne plus jamais les confondre

Maintenant qu’on a les bases, il est temps de régler une bonne fois pour toutes la confusion qui règne entre les trois géants asiatiques de la BD.

Au-delà du sens de lecture

Croire que tout se joue uniquement sur le sens de lecture ? C’est une erreur grossière que beaucoup commettent encore. Les vraies distinctions sont bien plus profondes : elles sont culturelles, stylistiques et purement industrielles.

Le manga japonais reste fidèle à sa lecture de droite à gauche et ses codes graphiques rigides. En face, le manhwa coréen a totalement dompté le mobile grâce au format webtoon. D’ailleurs, ce langage visuel devient universel, prouvé par la montée du manfra en France.

Le tableau comparatif définitif

Voici le tableau comparatif définitif pour ne plus jamais hésiter et enfin briller lors de vos discussions.

Manhua vs Manga vs Manhwa : Les différences clés
Caractéristique Manhua Manga Manhwa
Origine Monde chinois (Chine, HK, Taïwan) Japon Corée du Sud
Sens de lecture Gauche vers droite Droite vers gauche Gauche vers droite (souvent vertical)
Couleur Très majoritairement en couleur Majoritairement en noir et blanc Très majoritairement en couleur
Format dominant Webtoon (défilement vertical) Format papier (tankōbon) Webtoon (défilement vertical)
Thèmes culturels spécifiques Wuxia, Xianxia, Cultivation Isekai, Shōnen, Slice of Life Revenge stories, Romance, RPG

Des fresques anciennes au webtoon : l’odyssée du manhua

Pour vraiment saisir l’âme du manhua, il faut regarder en arrière. Son histoire est loin d’être un long fleuve tranquille et explique beaucoup de choses sur ce qu’il est aujourd’hui.

Des origines artistiques à l’outil de propagande

Bien avant le terme actuel, la narration visuelle existait déjà en Chine via des fresques bouddhistes ou la lithographie du XIXe siècle. Ces estampes ancestrales, véritables ancêtres du lianhuanhua, posaient les fondations solides.

Puis, le XXe siècle a tout basculé. Le manhua s’est transformé en un redoutable outil de propagande politique, servant les révolutionnaires comme Sun Yat-Sen pour mobiliser les masses durant les conflits majeurs.

Au cœur du XXe siècle, le manhua est devenu une arme politique, un miroir des bouleversements sociaux et un puissant vecteur d’idéologies pour le peuple chinois.

L’âge d’or de Hong Kong et la révolution numérique

Tandis que le continent se fermait, Hong Kong est devenue le refuge créatif indiscutable. C’est là que le genre Wuxia a explosé, propulsé par des titres cultes comme Chinese Hero, exportant la fureur des arts martiaux bien au-delà des frontières.

Aujourd’hui, la donne change encore radicalement. L’arrivée massive d’internet et le format vertical des webtoons ont offert une liberté inédite aux auteurs. Ce passage au format numérique brise les verrous traditionnels, permettant aux créateurs de toucher une audience mondiale instantanément, loin des carcans éditoriaux d’autrefois.

Wuxia, xianxia, danmei : explorer les genres phares du manhua

L’histoire a forgé le manhua, mais ce sont ses genres et ses auteurs qui lui donnent sa saveur si particulière.

Une palette de genres bien à lui

Le manhua possède des genres propres, profondément ancrés dans la culture et la mythologie chinoise. C’est là que réside sa véritable force narrative.

Pour ne pas vous perdre, voici les piliers fondamentaux :

  • Wuxia (武俠) : Des récits d’aventures centrés sur des héros experts en arts martiaux dans une Chine impériale fantasmée.
  • Xianxia (仙俠) : De la haute fantaisie qui mêle taoïsme, mythologie, magie et quête d’immortalité. Souvent appelé « cultivation ».
  • Danmei (耽美) : Des histoires de romance entre personnages masculins. Un genre qui a explosé grâce aux plateformes en ligne.
  • Cultivation : Un sous-genre où le but du protagoniste est de s’entraîner sans relâche pour atteindre un statut quasi-divin.

Quelques pépites à découvrir pour bien commencer

Le catalogue est immense et peut sembler intimidant. Cependant, quelques titres emblématiques suffisent pour guider les nouveaux lecteurs.

Des auteurs comme Benjamin pour son style graphique ou Andy Seto pour ses adaptations ont largement contribué à faire connaître le manhua.

Si vous voulez aller droit au but, voici le trio gagnant pour ne pas se tromper :

  1. The King’s Avatar (Quanzhi Gaoshou) : La référence absolue pour quiconque s’intéresse à l’e-sport et aux récits de come-back.
  2. Mo Dao Zu Shi (Grandmaster of Demonic Cultivation) : Le phénomène danmei qui a conquis le monde bien au-delà de la Chine.
  3. Tales of Demons and Gods : Un classique du genre xianxia, parfait pour découvrir les codes de ce type de récit.

Vous l’avez compris, le manhua est un univers fascinant qui n’a rien à envier au manga ! Entre ses planches tout en couleur, ses genres uniques comme le Wuxia et ses pépites webtoon, il y a de quoi faire. Alors, prêt à tenter l’aventure avec The King’s Avatar ? Dites-nous en commentaire quel titre vous hype le plus

FAQ

Qu’est-ce qu’un manhua exactement ?

Pour faire simple, le manhua (漫畫) désigne toutes les bandes dessinées produites en Chine, à Hong Kong et à Taïwan. Contrairement au manga japonais qui est souvent en noir et blanc, le manhua a la particularité d’être très majoritairement publié tout en couleur, ce qui lui donne une identité visuelle unique !

Côté lecture, on se rapproche de nos habitudes occidentales : la plupart des manhuas de Chine continentale se lisent de gauche à droite. C’est un univers fascinant qui puise ses racines dans l’art séquentiel chinois ancien et qui explose aujourd’hui grâce au format numérique.

Quelle est la différence entre un manhua et un manhwa ?

C’est la confusion classique, mais la distinction est cruciale pour tout fan qui se respecte ! La différence majeure est géographique : le manhua vient de Chine, tandis que le manhwa vient de Corée du Sud. Si les deux partagent souvent le format webtoon (défilement vertical) sur nos smartphones, leurs codes graphiques diffèrent.

Le manhua propose souvent un style plus réaliste, très détaillé, avec une coloration proche de l’aquarelle, là où le manhwa mise tout sur la fluidité de l’action et des visages très expressifs. De plus, les thèmes du manhua sont souvent ancrés dans la mythologie chinoise (arts martiaux, cultivation), alors que le manhwa explore beaucoup les donjons et la romance moderne.

D’où vient le terme « manhua » ?

Pour la petite minute culture, le mot dérive du terme mandarin mànhuà, qui se traduit littéralement par « croquis impromptus » ou « dessins à l’improviste ». C’est un terme qui partage les mêmes caractères chinois (Hanzi) que le mot « Manga » au Japon et « Manhwa » en Corée !

À l’origine, au début du XXe siècle, ce terme désignait surtout des dessins satiriques et politiques. C’est grâce à des artistes comme Feng Zikai que le mot s’est popularisé pour englober toute la bande dessinée chinoise telle qu’on la connaît aujourd’hui.

Quels sont les genres spécifiques au manhua ?

Si vous cherchez du dépaysement, vous allez être servis ! Le manhua brille par ses genres uniques liés à la culture chinoise, comme le Wuxia (récits de chevaliers errants et d’arts martiaux) et le Xianxia (haute fantaisie avec magie, démons et quête d’immortalité via la cultivation).

On retrouve aussi énormément de Danmei, un genre focalisé sur la romance entre personnages masculins qui connaît un succès phénoménal à l’international, ainsi que des récits de « Cultivation » où le héros doit s’entraîner pour devenir une divinité.

Quels sont les manhuas les plus connus à lire absolument ?

Si vous voulez vous lancer, il y a des « masterclass » incontournables. Tales of Demons and Gods est la référence absolue pour découvrir le genre Xianxia et la cultivation. Pour les fans d’e-sport, The King’s Avatar (Quanzhi Gaoshou) est une véritable légende.

Enfin, impossible de ne pas citer Mo Dao Zu Shi (Grandmaster of Demonic Cultivation), le phénomène Danmei qui a conquis le monde entier avec son intrigue complexe et ses personnages profonds. Ce sont des portes d’entrée parfaites vers cet univers !